Archives mensuelles : avril 2009

Et alors ces engagements ?

La semaine dernière, après avoir calculé mon empreinte écologique je me suis engagée à certaines actions pour la réduire, dont la réduction du temps sous la douche, le remplacement de vacances lointaines en avion par des vacances plus proches en train et l’utilisation d’un autocollant anti-pub sur la boite aux lettres.

Pour la douche, nous avons même fait mieux, nous avons installé un petit système entre le pommeau et le flexible pour pouvoir couper l’eau sous la douche sans perdre le réglage de la température.

Pour les vacances à l’étranger, difficile d’annuler le voyage de fin mai en Islande (et puis honnêtement pas envie du tout de renoncer à cette merveille en fait !)

Pour l’autocollant anti-pub,  deux grandes questions : où se déniche le sésame et est-il vraiment efficace ?

stop_pub

Grâce à mon moteur de recherche préféré j’ai trouvé l’image à télécharger et imprimer sur le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du territoire. Site très intéressant d’ailleurs avec des conseils d’éco-gestes pour réduire son impact écologique au quotidien.

Pour le côté autocollant, on oubliera, ça va se finir à coup de scotch su la boite aux lettres.

Coté efficacité, je ne suis pas certaine que cela empêche Conforama, Ikea, Franprix et les 56 restaurants de sushis de la Rive Gauche d’inonder notre boite, mais en tous cas je suis sure que le Syndic ne manquera pas de nous laisser un mot dans la dite-boite au sujet de la pollution visuelle générée par cette image.

L’écologie est un combat ! ;-)

De bonnes raisons égoïstes pour manger bio

Il existe plein de bonnes raisons de manger bio liées à l’avenir de notre terre et à sa preservation; les principales étant rassemblées dans le document des consom’acteurs.

Mais pour nous consommateurs, quels sont les avantages égoïstes à manger bio?

  • 1. Le bio et la diversité

A plus de 27 ans, j’ai en une semaine découvert le chou-rave, le chou pointu et les nèfles grâce aux paniers bio. Ca n’est pas sur les étals du Monop, ni même sur ceux des maraichers parisiens que l’on peut trouver cette diversité. Seule l’agriculture biologique permet de faire (re)découvrir les produits peu à peu oubliés car non standardisés et moins plebiscités que les pommes vertes ou aubergines bien brillantes et cirées car blindées de pesticides.

  • 2. Le bio et son atout santé

Bon, soyons honnêtes, les scientifiques sont assez clairs là-dessus, aucune étude à ce jour n’a clairement mis en évidence un lien direct entre OGM/pesticides et maladies/défaillances du systeme immunitaire. Il est cependant difficile d’affirmer que les 1500 grammes de pesticides et additifs que nous ingurgitons chacun chaque année (selon une etude de l’INRA) n’ont pas de conséquences sur notre organisme. Dans mon cas particulier, j’ai souffert d’une allergie respiratoire assez persistante tout l’hiver (sans arriver à en définir exactement la cause) qui s’est relativement calmée ces dernieres semaines, coïncidant étrangement avec l’augmentation de la proportion de produits bio dans mon assiette. Ceci n’a rien d’un démonstration scientifique je vous l’accorde, mais en tous cas mon corps a l’air d’apprécier.

  • 3. Le bio ça n’est peut-être pas si cher

Je souhaiterais ici casser la grande croyance “le bio c’est pour les bobos aux larges poches”.

Oui si l’on compare produit à produit, le produit bio est toujours plus cher que le produit conventionnel: pour la viande par exemple, le steack bio coûtera entre 25 et 50% plus cher.

Mais la clé est le rééquilibrage des proportions. Botaya l’explique très bien dans son livre “Le Guide de l’Ecofood” je n’invente rien. Oui en achetant des légumes, du riz et de la viande le tout bio donc plus cher on peut arriver à composer une assiette moins chère que l’assiette conventionnelle (riz, légumes et viande non bio). Pas convaincus ? pas clair pour tout le monde? 

La preuve par les chiffres (et oui ca sert aussi à ça un blog : partager sa geekitude).

comparaison-assiettes1

 

Pour revenir au prix de la viande, la chaine de supermarchés Intermarché a lancé récemment une grande campagne publicitaire autour du pouvoir d’achat et des engagements de la marque à offrir des produits de qualité à prix cassés. Un de leurs engagements est d’offrir chaque jour au moins un type de pièce de viande à 1€50.

intermarche

Que mange ce boeuf pour finir à 15€ le kg, c’est-a-dire moins cher que du poulet de batterie? La guerre des prix n’est plus vraiment un avantage pour le consommateur, mais une menace évidente pour la qualité de nos assiettes. On me retorquera que cela permet aux familles modestes de pouvoir s’offrir de la viande chaque jour, mais cela n’est pas nécessaire à notre bonne santé!

Il faut arrêter de raisonner sur le prix de chaque aliment, et penser plus global, remplacer de temps en temps la viande par des légumineuses et des féculents.

Un peu longue mon argumentation mais mon point était de montrer que non, le bio ne revient pas plus cher. Dernier exemple en image, mon bento bio du jour:

bento-20090424

J’estime son coût à moins de 3€50: 1€80 pour le poulet fermier (70g), 50 cts pour le quinoa et 1€ pour tous les legumes (salade, haricots, chou-rave, carottes, salade, tomates cerise). Competitif non ? (meme prix qu’un plat en restaurant d’entreprise, moitié prix d’une micro-salade de Class’Croute les voleurs). Et oui, c’est copieux et nourrissant.

Donc on répète après moi: “le bio, ca ne revient pas plus cher !”

Félicitations, et merci à ceux qui ont eu la patience de lire jusque là. Je vous souhaite un excellent week-end (oui, je commence à customiser mes bento !)

weekend1

Empreinte écologique, ou combien de planètes brulons-nous?

Aujourd’hui 22 Avril, Jour de la terre, je suis allée calculer mon empreinte écologique sur le site de WWF.

Les calculs sont relativement simples, basés sur des critères tels que l’habitat (isolation, chauffage, lumière), l’alimentation, les voyages personnels (si le modele comptait mes déplacements professionnels, le compteur aurait explosé).

Empreinte

Mon empreinte est énorme: 4.2 hectares; pour relativiser WWF donne aussi les moyennes France (4.9 hectares), USA (9.2 hectares), Afrique (1.4 hectare). Mais si tout le monde consommait comme moi sur Terre, il faudrait plus de 2 planètes ! Comme les Americains il en faudrait presque 5 !Empreintes-fr-us-afrique

Selon WWF, l’empreinte soutenable (que nous devrions viser si les richesses étaient réparties équitablement et si n’etait utilisée que la production annuelle sans toucher aux “réserves”) serait de 2.1 hectares.

Soyons realiste, il est impossible difficile de diviser notre empreinte par deux. Mais WWF propose de tenir certains engagements (reduire l’electricite, utiliser les transports en commun, etc) pour la diminuer en partie.

J’ai choisi les engagements que je n’appliquais pas déjà tous les jours. Voilà mes petits engagements, qui selon WWF peuvent reduire mon empreinte écologique de 10%.

Engagements-wwf

nouvelle-empreinte

Ces calculs et critères peuvent certes paraitre plus que basiques, mais au fond ce sont bien ces principaux points qui influent notre empreinte alors je vais essayer de tenir ces engagements !

Et vous? Quelle est votre empreinte, et quels sont vos engagements ?

Nami Bento

Ca y est, ça y est, ça y est!

Après une trop longue journée et une pièce de théâtre que je ne recommande pas (“Le siècle sera féminin”, c’est juste la pièce qui parait durer des siècles …), un petit bijou m’attendait dans ma boite aux lettres: mon Nami Bento commandé il y a moins de deux semaines chez Bento and Co.

Tadam ....

Très (trop?) bien emballé: emballage, papier bulle, boite  en carton, papier bulle, et le voilà qui apparaît.

Nami Bento fermé avec son élastique

Il est ENORME mais c’est pour cela que je l’ai choisi pour ne pas avoir à me restreindre sur les quantités de légumes (restrictions inévitables avec le bento Muji). A moi les salades estivales.

Pour son inauguration, j’ai malheureusement fait avec les restes du frigo:

Inauguration du Nami bento

- étage du haut: salade de haricots verts et fenouil cuits à la vapeur avec du cumin, mini-brochettes tomates cerise et mimolette vieille (de chez Boursault svp)

- étage du bas: riz rond complet et sésame, poulet grillé avec roquette et tomates séchées.

 

Test: Le Campanier

Après avoir testé les services paniers de TousPrimeurs, j’ai voulu renouveller l’expérience avec Le Campanier.

Plus authentique, les fruits et légumes sont livrés dans des grands sacs en papier dans un point relais, dans notre cas une cave à vin près de chez nous. 12 euros le grand sac de légumes d’environ 6kg et 10 euros le sac de fruits d’environ 3-4kg. 

Sac de fruits

Les majeures différences du Campanier avec TousPrimeurs: tout est bio et on ne sait pas le contenu du panier à l’avance; là nous avions 1kg de patate, 1kg de carottes, une salade, deux choux raves (qu’est ce qu on va bien pouvoir en faire?), un chou pointu (meme question), et quatre artichauts. Pour les fruits, 3kg de pommes et bananes et 250g de nefles (encore la meme question).

Mon avis se résume assez vite:

  • Les plus: tout bio, plus authentique que les cartons et fruits étiquetés de tous Primeurs, obligation de découvrir de nouveaux fruits et légumes, moins cher
  • Les moins: la provenance des produits (majorité des légumes venant d’Espagne ou d’Italie) ruine complètement l’effort environnemental !

Origine des légumes

Origine - Fruits

Dans la guerre des paniers frais, je continuerai ma quête, pour trouver celui qui sera bon pour moi ET pour la planète.

Après les fourneaux, les hommes passent aux bentos …

Depuis mon addiction récente aux bentos, Mr Melting me regardait patiemment composer mes boites quotidiennes, un peu amusé. 

Mais un jour il m’affirme volontairement “Moi aussi je vais me faire des bentos, pour aller plus vite après ma séance de sport du midi, et pour ne pas acheter ces sandwichs infames…” Oba !

Et nous voici donc dans la cuisine lundi soir pour une composition avec  une base commune (riz bio complet, et cocktail de fruits de mer au citron vert, curry et cumin, pas bio) et nos variations spécifiques.

Ca a donné cela:

Pour lui, dans la grosse boite orange (trouvée chez Plastiques): salade de riz (rizotto?), maïs, fruits de mer et vinaigrette, qui sera plus tard recouverte de mache et de tomates cerises.

Pour moi, dans les deux boites noires: riz au cumin, fruits de mer et mélange de choux rouge, salade, carotte, poireau germé et tomates cerises (le tout bio), et champignons, mache et endive (pas bio) arrosée de citron vert et vinaigre.

Pas de petit oiseau ni de dessin d’animaux, mais de jolies couleurs.

Et Mr Melting avait l’air tout content. L’addiction bento se répand aussi chez les hommes, il n’y a qu’à voir chez Yeti et Holy bento pour ne pas en douter.

A story of stuff

Sans commentaire, tout est dans la vidéo …

Le hamburger diététique ?

La grande chaine de hamburgers américaine a depuis longtemps compris que pour garder sa suprématie sur les hamburgers pour petits et grands il fallait aussi séduire les parents (surtout les mamans) pour qu’ils/elles continuent à emmener leurs enfants chez Ronald sans culpabiliser pour leur propre ligne. De la étaient nées les Salades (début 2000 je crois, impossible de retrouver la date).

Grande nouveauté le mois dernier, pour répondre à la demande croissante de nourriture plus saine (qui ose chercher ca la-bas ?!): lancement du Big Mac au pain complet, que je n’ai évidemment pas testé. Pourquoi en parler alors? Juste pour dire que je suis épatée par le marketing MacDo, je les trouve très doués. Arriver à vendre exactement le même hamburger que leur basique en changeant juste le pain (et en enlevant 20 calories !) et en faire un nouveau produit phare et pseudo-sain je trouve ça fort.

Big Mac et son nouveau frère au pain complet

A quand le hamburger bio au soja ? Je ne suis pas certaine qu’ils n’y viennent pas un jour.

We feed the world – Le marché de la faim

L’émission Thema “A qui profite la faim” diffusée hier soir sur Arte m’a un peu secouée.

Succession de trois reportages, cette emission visait à sensibiliser le spectateur sur l’industrialisation et la mondialisation de l’alimentation, et sur les conséquences plus dramatiques qu’il n’y parait sur nos modes de vie et sur les populations des pays en développement.

Reportage 1: We feed the World – Le marché de la faim.

Erwin Wagenhofer se demande comment aujourd’hui l’agriculture intensive des pays en voie de développement nuit à l’équilibre mondial, sous prétexte d’exploiter les lois du libre-échange: comment des tomates poussées sous serre en Espagne peuvent-elles parcourir des km pour être vendues en Autriche ? ; comment nos fruits et légumes européens (dont la production est soutenus par 275 miliards d’euros  d’aide à l’agriculture) se retrouvent-ils sur les étals des marchés sénégalais où les populations locales ne peuvent alors plus vendre leur marchandise car moins compétitive face à nos produits ? ; comment peut-on jeter deux milles tonnes de pain par jour à Vienne, brûler du blé et du mais, et importer des tonnes de soja du Brésil pour nourrir les élevages intensifs de poulets en Autriche ? Beaucoup de questions, et peu de réponses, mais ce questions doivent être posées pour que le consommateur comprenne que chacun de ses actes a des implications, et qu’il ne suffit pas d’acheter des ampoules basse consommation pour sauver la planète.

Des images marquantes, comme celles de l’élevage intensif des poulets, ou le manque d’eau et de nourriture dans la région de Pernambuco au Nord du Brésil, mais surtout un constat effarant: selon Jean Ziegler, rapporteur auprès de l’ONU sur le droit à l’alimentation, “Etant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté. Pour le dire autrement, tout enfant qui meurt actuellement de faim est en réalité assassiné.”

Ca y est, je suis officiellement “bento-geek”

J’ai craqué, j’ai passé ma première commande de bento-box en ligne chez Bento & Co. J’ai choisi une des plus grandes, et marron forcément (ceux qui me connaissent comprendront). La voici photographiée par Bruno (un autre client, heureux acquéreur de la boite magique), photo tirée du blog de Bento & Co: la rivière aux canards.

Namibento

Hate de leur envoyer ma première photo dès réception.

Et oui je sais ça sert pas à grand chose de manger des fruits de proximité si c’est pour ensuite brûler des litres de kérozène pour faire venir ses caprices du Japon par avion, mais bon le transport aérien souffre, faut le soutenir, ce sont des milliers d’emplois !!! Comment ça je suis de mauvaise foi?