Archives mensuelles : mai 2009

Hôtel écologique en Islande

Dans dix jours, Mr Melting et moi nous envolerons pour l’Islande pour une petite semaine (oui je sais l’avion ça pollue, mais rejoindre l’Islande en bateau, franchement ça nécessiterait une année sabatique).

Pour la deuxième nuit nous avons réservé une chambre à l’Hotel Hellnar (qui a récemment acquis le nom d’hôtel mais qui s’apparente plutôt à une guesthouse) qui se trouve près d’Hellnar sur la péninsule de Snaefellsnes. Le choix de cette guesthouse tenait surtout à sa localisation au bout de la péninsule, au pied du glacier Snaefellsjokull.

Hotel Hellnar

En parcourant le site Internet, j’ai constaté que l’Hôtel Hellnar se réclame un exemple de développement durable: il a reçu le label GREENGLOBE depuis 2002 et ne cesse d’améliorer son comportement écologique et durable (au delà des actions d’économies de l’énergie et de consommation locale, se trouvent aussi les actions sociales, de formation des salariés, d’éducaton à l’environnement, etc). Si tout se passe comme prévu nous y dormirons très bientôt et j’essaierai de voir comment ces grands principes se traduisent dans le quotidien des hôtes et des clients.

En tapant le mot clé “Hotel écologique”, j’ai découvert quelques articles intéressants, dont notamment l’article récent de Olivier Demaegt alias Quotidien durable qui présente Xavier Moraga et son hôtel écologique parisien Hotel Gavarni situé près de RadioFrance (Xavier Moraga tient aussi un blog sur le développement durable). Cet article d’Olivier Demaegt présente non seulement les initiatives écologiques de l’Hôtel Gavarni mais aussi l’impact économique direct de ses diverses actions. Comme pour chaque action environnementale, il y a évidemment derrière beaucoup de marketing, mais je trouve podsitif que de telles initiatives puissent être lancée dans notre capitale.

Pour en revenir à l’Islande, j’ai déjà le vertige à l’idée de me retrouver sur cette île au milieu de nulle part, aux paysages lunaires et à la nature si sauvage. Je suis en cours de recherche sur ce pays, au sujet du recul des glaciers, de la responsabilité ou non-responsabilité écologique des habitants. Face à la beauté de leur nature, on supposerait une forte implication écologique des islandais, mais je suis déjà atterrée par le simple exemple de la chasse à la baleine, pour laquelle un moratoire avait été défini pendant 14 ans, et qui a repris en 2003, l’Islande se rangeant ainsi auprès de ces amis chasseurs de cétacés que sont le Japon et la Finlande.

Islande et développement durable, un sujet à creuser ; j’espère en apprendre plus sur place.

Celui dont j’aurai la peau au bureau …

Non je ne vais pas cracher sur un de mes collègues (cette époque est révolue … malheureusement ;-) )

L’objet de ma haine n’est pas un homme, mais un petit envahisseur en plastique: le gobelet. 

Mon ennemi juréEssayer de supprimer les gobelets en plastique dans son service, ou comment se faire haïr par tous ses collègues.

Quand j’ai commencé à faire la promotion des paniers bio ou de l’intérêt de réduire sa consommation de viande, mes collègues ont doucement rigolé, accordant autant d’importance à mes nouvelles lubies qu’au contenu de mes bentos (“elle est sympa Melting mais elle craque un peu quand même non ?”). Mais quand j’ai proposé de supprimer les gobelets en plastique pour le café lors d’une réunion visant à réduire le gaspillage dans notre service, là je suis devenue beaucoup moins drôle. Il y a ceux qui ont refusé “Mais je m’en fous de la planète moi” (et oui j’ai des collègues comme ça), ceux qui ont essayer d’argumenter “oui mais si tu utilises un mug que tu laves à chaque fois ne crois-tu pas que cela va consommer plus d’énergie que recycler ton gobelet, ça se recycle très bien le plastique tu sais”, et enfin ceux qui ont dit “oui très bonne idée” et que j’ai retrouvé cinq minutes plus tard un gobelet en plastique à la main.

Alors j’essaie de faire de l’éducatif et quand je suis à la machine à café j’ouvre le placard et propose à mes collègues un mug, que je vais un jour me prendre sur la tête, je sais c’est probable. Dans mon élan professoral je me suis mise à  précher ma théorie au DAF qui m’a gentiment écoutée pour ajouter “mais tu sais que S. fait une étude là-dessus pour voir ce quel impact cela aurait sur nos achats”.

Bénie soit S. : elle a trouvé l’angle qu’il fallait: les sous. Les initiatives environnementales ne sont soutenues que si rentables. Et celle-ci l’est incontestablement !