Non je ne vais pas cracher sur un de mes collègues (cette époque est révolue … malheureusement
)
L’objet de ma haine n’est pas un homme, mais un petit envahisseur en plastique: le gobelet.
Essayer de supprimer les gobelets en plastique dans son service, ou comment se faire haïr par tous ses collègues.
Quand j’ai commencé à faire la promotion des paniers bio ou de l’intérêt de réduire sa consommation de viande, mes collègues ont doucement rigolé, accordant autant d’importance à mes nouvelles lubies qu’au contenu de mes bentos (“elle est sympa Melting mais elle craque un peu quand même non ?”). Mais quand j’ai proposé de supprimer les gobelets en plastique pour le café lors d’une réunion visant à réduire le gaspillage dans notre service, là je suis devenue beaucoup moins drôle. Il y a ceux qui ont refusé “Mais je m’en fous de la planète moi” (et oui j’ai des collègues comme ça), ceux qui ont essayer d’argumenter “oui mais si tu utilises un mug que tu laves à chaque fois ne crois-tu pas que cela va consommer plus d’énergie que recycler ton gobelet, ça se recycle très bien le plastique tu sais”, et enfin ceux qui ont dit “oui très bonne idée” et que j’ai retrouvé cinq minutes plus tard un gobelet en plastique à la main.
Alors j’essaie de faire de l’éducatif et quand je suis à la machine à café j’ouvre le placard et propose à mes collègues un mug, que je vais un jour me prendre sur la tête, je sais c’est probable. Dans mon élan professoral je me suis mise à précher ma théorie au DAF qui m’a gentiment écoutée pour ajouter “mais tu sais que S. fait une étude là-dessus pour voir ce quel impact cela aurait sur nos achats”.
Bénie soit S. : elle a trouvé l’angle qu’il fallait: les sous. Les initiatives environnementales ne sont soutenues que si rentables. Et celle-ci l’est incontestablement !